Jeunesse
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La Reine des chansons
Comédie musicale pour enfants à partir de 2 ans
Compagnie La Rigolade
Comédie St Michel jusqu’à fin décembre 2016

Auteur : Adam Taieb, Fonzie Kohane  
Mise en scène : Jean-Luc Borras
Avec : Fonzie Kohane, Steve Jouffray, Pierre-Michel Mattei,Anais Dupont, Frank Ducroz, Aziliz Tranchant

Au Royaume des Chansons, les habitants passent leur vie à chanter, danser, entrainant grands et petits dans une joyeuse sarabande. Mais un jour, catastrophe : la Reine tombe malade. Le diagnostic prétend que son mal est causé par la désaffection des enfants de la Terre, qui ont perdu le goût de la chanson et de la fête. Elle envoie donc Patanouk et Wiggle, ses deux meilleurs aventuriers, sur notre planète, afin qu'ils puissent – avec l’aide de tous les petits croisés sur leur chemin – redonner le sourire à la Reine des Chansons !

Nous suivons ces drôles de lurons dans leurs aventures à la rencontre des habitants de la forêt, d’un roi, d’un meunier, etc… C’est à chaque fois l’occasion de chanter une comptine avec les différents personnages (les paroles apparaissent sur un écran derrière les comédiens), tandis que les quatre comédiens (deux femmes, deux hommes) se lancent dans de petites chorégraphies.

Passé la surprise initiale de se trouver face à un conte en forme de « karaoké » (avec écran où défilent les paroles et bande-son préenregistrée), on se laisse peu à peu prendre au jeu. Les comptines originelles sont astucieusement détournées : « Maman les p’tits bateaux » se voit accommodée à la sauce orientale, « Meunier tu dors » en samba brésilienne, « Le Bon roi Dagobert » rappé… Sans compter une hilarante version de « Frère Jacques », censé être la chanson préférée de la Reine, qui nous en livre une prestation « grande variété sucrée », avec vocalises dignes de Céline Dion ! Les parents apprécient d’autant plus ces arrangements avec les chansons qu’ils introduisent un petit effet « second degré ». Les enfants participent beaucoup, et sont même invités à monter sur scène à la fin.

Hormis un petit bémol sur l’organisation (ce jour-là, tout le monde n’était pas encore installé quand la pièce a commencé, pour cause d’organisation compliquée – les premiers rangs réservés  aux enfants, qui se sont retrouvés finalement occupés par des parents arrivés en retard), le spectacle a été très agréable. Notre enfant de trois ans a aimé chanter avec les comédiens, et nous avons eu quelques bonnes surprises à découvrir les versions rigolotes de certains de nos classiques enfantins.

Pauline

 
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Les Contes du Chat perché

D’après Marcel Aymé
Adaptation, mise en scène et musiques : THIERRY JAHN Avec CLAIRE BARADAT ou KARINE FOVIAU, THIERRY JAHN, ELISE NOIRAUD ou CÉLINE RONTÉ

Assistante mise en scène CÉLINE RONTÉ. Décor : PATRICE CUVELIER. Lumières : PHILIPPE MARCQ. Costumes : JÉRÔME RAGON.
Production : LA BIGARRURE

Au Lucernaire (Paris), du 3 février au 29 mai 2016

Classique des lectures jeunesse, les Contes du chat perché de Marcel Aymé ont beau avoir été réédités, scindés en volumes, enregistrés (on se souvient d’un désopilant Loup par Michel Galabru, en livre-CD)… ils gardent néanmoins leur fraîcheur, et peuvent encore se prêter à de nouvelles incarnations. Le secret ? Outre l’écriture mêlant classicisme et dérision – qui en fait à la fois un livre pour enfants ET adultes – ils ont l’avantage de n’avoir pas vraiment été mis en image par une grosse production à succès (type télé ou dessin-animé Disney). Les personnages ne sont donc pas statufiés dans des représentations précises, ce qui laisse libre cours à l’imaginaire des petits et grands de toutes les époques… et aux créateurs souhaitant les adapter.

Thierry Jahn et son équipe de la compagnie La Bigarrure en proposent aujourd’hui une version théâtrale. Pour ce faire, ils ont condensé plusieurs Contes (on reconnaît notamment les célèbres Mauvais jars, Patte du chat et Le Loup), fondus et aménagés en un seul mouvement, avec à la fois un respect de la spécificité du texte (classicisme + dérision) et une nécessaire adaptation.

On se demandait si l’incarnation des enfants et animaux par des comédiens adultes n’allait pas ruiner la magie… Absolument pas. Ils ont l’intelligence de ne pas imiter littéralement les personnages : les attitudes et costumes sont astucieux, laissant deviner par un simple indice de quel animal il s’agit, sans en faire des tonnes. Exemple : le coq en blouson noir surmonté d'une crête, le renard avec un col de fourrure rousse, le chat et ses mimiques félines stylisées, etc. Tous les animaux entrent en scène à tour de rôle pendant que le chat joue du piano, et leur apparition à la chaîne est d'autant plus spectaculaire que les comédiens ne sont que trois.

D’emblée, le parti-pris musical est affiché : le piano (sur roulettes) est un élément-clé du décor, déplacé au gré des histoires, pour figurer un lieu ou accompagner des chansons. La part de recréation est importante, puisqu’il n’était évidemment pas question de musique dans les Contes… Mais cela n’altère en rien l’esprit de l’auteur. Au contraire, la diversion chansonnière et la joyeuse insolence des interprètes accentue encore la dérision discrètement présente dans les textes originaux – qui sont assez solidement charpentés pour subir tous les enfantillages.

Le jour où nous y étions, la salle du Théâtre Rouge (l’une des trois du Lucernaire) était entièrement remplie, et tout le monde (enfants comme adultes) semblait à la fête. Parmi toutes ces bonnes choses, l’histoire du chat qui fait venir la pluie pour éviter à Delphine et Marinette d’aller chez leur tante honnie – ce qui provoque l’exaspération des parents, qui décident illico d’en finir avec le félin – a particulièrement marqué les esprits des plus jeunes. Et le chant un peu rauque de l’acteur-adaptateur-metteur-en-scène-compositeur, charmé les adultes.

Pauline

 
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La Fée des chaussettes

Auteur et interprète : Emilie Pfeffer
Mise en scène : Coralie Lascoux
Compagnie Impro Blabla

Au théâtre Essaïon (Paris),
Du 2 Avril 2016 au 26 Juin 2016
Existe aussi en déclinaison livre, illustré par Allaxel

 

Dans la salle bondée de l’Essaïon, une ribambelle de gamins de 2 à 7 ans piaille et répond aux questions d’une bonne fée, qui les prend à partie et intègre leurs remarques à son histoire. De qui s’agit-il ? Fée Clochette ? Fée Mélusine ? Fée Carabosse ? Non, non et non. Celle-là est moins prestigieuse, mais tout aussi efficace : il s’agit de la Fée des chaussettes, qui s’est vue confier pour mission de veiller à ce que les paires ne soient jamais dépareillées.

L’intérêt de cette histoire est d’aller à l’encontre des histoires de fées classiques, « premières de la classe », et faire de ce personnage une retardataire : c’est parce qu’elle n’a pas réussi à se lever le matin qu’elle manque la distribution des rôles et se retrouve nantie d’un pouvoir a priori dérisoire… Mais grâce à son astuce et sa bonne humeur, elle réussira sa mission, parviendra à se rendre utile et sublimer, pour la joie de tous, son petit univers de rien du tout.

L’histoire évoque, sans avoir l’air d’y toucher, une des problématiques essentielles de l’enfance : le sommeil, et toutes les questions qu’il suscite chez les parents et leurs bambins (trop ou pas assez ? de force ou quand ils veulent ?), notamment la fameuse peur du noir et des cauchemars…

La comédienne qui l’incarne (par ailleurs auteur du texte) est seule en scène, mais donne vie – grâce à des marionnettes – à tout ce petit peuple de chaussettes sur lequel elle veille : le spectacle « solo » est donc riche d’une multitude de personnages (on note aussi l’utilisation parcimonieuse d’une voix off), qui prennent la parole et rendent le conte vivant et dynamique. Il est agrémenté de chansons basées sur des « tubes » (de We will rock you à Chante et mets tes baskets, en passant par la Lettre à Elise !) dont elle détourne les paroles pour les adapter à son histoire – et faire rire les parents, dans un petit jeu de « blind test » informel.

De plus, on l’a dit, Emilie Pfeffer a le chic pour se mettre une salle dans sa poche : elle fait beaucoup participer les enfants, rebondit sur leurs exclamations ou suggestions, improvise au gré des aléas – sans pour autant perdre de vue la conduite de son histoire. Le décor est minimal (une commode métamorphosée en théâtre de marionnettes, une planche de bois figurant un lit) mais utilisé avec suffisamment d’astuce pour habiter intelligemment tout l’espace disponible.

Au final, les trois-quarts d’heure passent comme une lettre à la poste même pour les plus petits – et les parents y apprennent même quelques « trucs » qui les aideront à mieux endormir leurs gentils monstres la prochaine fois !

Pauline

 
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La Colline aux montgolfières

Ecrit et joué par Emilie Jourdan et Audrey Vandomme, en alternance avec Marie Suran.

Mise en scène: Marie Suran. Conception des décors: Klein Shark

Compagnie "Au P'tit Goût de Pomme"


 A l'Essaïon Théâtre (Paris). Du 9 Janvier 2016 au 27 Mars 2016 (les samedis et dimanches à 11h) + tous les jours pendant les vacances d’hiver (20/02/2016 au 06/03/2016 : 10h30 la semaine, 11h le week-end).
A partir de 9 mois.

 

Dans un joli pré vit une famille montgolfière : le papa, la maman et leurs deux enfants Kiko et Moana. La vie y est douce au milieu des petites collines toutes vertes. Un jour, les parents doivent s'absenter mais pas de problème : Marguerite la vache va s'occuper des enfants montgolfières ! Tout se passe bien jusqu'à ce que Kiko, la petite sœur, décide de s'enfuir pour aller voir la mer... Elle va vivre une grande aventure, rencontrer de nouveaux amis dans la forêt, affronter une tempête et enfin arriver jusqu'à la mer dont elle rêve tant ! Pendant ce temps, Marguerite (à bord d’un nuage) et Moana le grand frère montgolfière partent à la recherche de la petite...


On est accueilli dans la salle par les comédiennes, qui sont déjà là, nous saluent (et même nous aident à nous placer, avec un mot gentil pour chaque enfant). On entend un joli fond sonore bucolique et on peut déjà admirer le beau décor (un petit gazon synthétique figurant une colline). Les montgolfières ont été créées à partir de luminaires en papier, de différentes tailles et couleurs pour différencier les parents des enfants. Elles sont maniées au bout d'un bâton par les actrices, qui restent visibles – mais cela n’empêche pas les enfants d’en faire abstraction pour entrer dans le conte (mieux encore : ça fait travailler l’imaginaire).


Malgré la petitesse du décor, les artistes déploient plein d'astuces pour figurer une rivière (un ruban virevoltant), la tempête (jeux de lumières) ou la mer (une grande tringle où s’animent des figurines très colorées).


Les enfants ont beaucoup aimé, particulièrement le petit moment sympa où ils peuvent caresser la montgolfière qui vient se poser sur leur main... Ou la fin très mignonne, avec l’arrivée-surprise d'un mini bébé-montgolfière.


Le spectacle entre conte (les actrices prennent des voix rigolotes) et chansons, de format court (30 minutes), tout en douceur et en poésie, est adapté à une première sortie au théâtre.

 

Pauline

 
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